CE QUE TANGOL EST ...

Tangol est composé avant tout d’amoureux de toutes les langues et, en particulier, du créole réunionnais. Ce sont des écrivains animés de la passion des littératures du monde. Des artistes, acteurs culturels, enseignants profondément attachés à la langue créole… Des chercheurs, linguistes, sociologues… qui abordent la question de l’avenir de la langue réunionnaise dans un esprit constructif. Des bénévoles qui consacrent beaucoup de leur temps à l’édification d’une langue réunionnaise écrite. Tangol adresse ses remerciements aux lecteurs et à tous ceux qui ont participé aux travaux (effectués et à venir) pour leurs suggestions, commentaires, critiques, remarques et contributions.


CE QUE TANGOL N'EST PAS

Tangol, dans sa participation au travail sur l’orthographe de la langue créole de La Réunion, a pour seul but de formuler des propositions susceptibles d’améliorer la communication écrite en créole réunionnais et de rendre plus efficaces les instruments de communication déjà disponibles. Tangol n’est investi d’aucun mandat, n’a aucun pouvoir de décision, aucun titre de propriété sur la langue réunionnaise qui est notre bien à tous. Il n’est pas en état de lancer des décrets, pas plus que de faire et de dire la loi Il n’est pas le porte-paroles de quelque instance que ce soit Les membres de Tangol ne se considèrent pas comme les gardiens ni comme les censeurs de la langue. Leurs propositions ne visent en aucun cas à définir la norme de la langue et à décider de la forme à dire et à écrire. Leur démarche n’est pas de toucher aux usages linguistiques, à la façon de parler des individus, à la parole des utilisateurs de la langue : celle-ci relève de la liberté d’expression et chacun est libre de sa parole. Loin de vouloir bétonner, verrouiller, cloisonner, Tangol est au contraire convaincu que c’est la langue orale, la parole vivante ouverte à la modernité qui est source d’innovation, de dynamisme et de renouvellement incessant. Les chances du créole de réussir son passage à l’écriture dépendent de la volonté commune de ceux qui l’ont en partage : locuteurs qui au quotidien, patiemment, dans l’anonymat, créent l’usage ; poètes, écrivains, musiciens par leur créativité artistique ; théoriciens, linguistes, chercheurs.